Rencontre avec Noëlla Morantin

Noella Morantin

Noella Morantin

Un jour de grande pluie, en plein coeur de la Sologne, après une délicieuse route de forêt, nous voici arrivés « chez Charles », comme on dit chez les gens du coin. 

Noëlla Morantin débarque emmitouflée dans sa parka kaki, prête à affronter l’hiver. Cette jeune femme a troqué le marketing pour la vigne, au tournant du XXIe siècle. Une belle rencontre avec une Japonaise, et le tour était joué. La voici à Pouillé, à la tête d’un petit domaine dont on parle jusque dans le Pacifique.  Le temps d’attraper quelques verres et c’est parti pour une dégustation. 

Tout d’abord avec Les Pichiaux. C’est désormais une vieille connaissance. Ericka, la sommelière du Roseval, avait fait les présentations en juillet dernier. Ce sauvignon blanc frais et vif reste un pur régal. Une mise en jambe parfaite pour entrer dans le vif du sujet. 

Petite sélection Nous poursuivons avec Chez Charles, un jus de vignes plus vieilles, qui a sommeillé 12 mois en barrique. De quoi oublier le temps… Impossible par contre d’oublier le Cher,  cette rivière qui traverse le département et qui a droit à son vin éponyme, Mon Cher, un gamay ravissant à tout point de vue. L’étiquette des bouteilles reste un mystère. Pourquoi donc ce logo représentant un coeur fleuri, ose-t-on demander ?  Noëlla explique qu’il s’agit tout simplement de la décoration du puits dans la cour.

Après ce bref intermède, les affaires reprennent. Impossible de venir ici sans passer par cet étonnant cépage qu’est le cot. Noëlla dévoile son Côt à Côt. Nous savons déjà qu’il repartira avec nous.

Nous enchaînons avec un blanc pétillant, pas complètement sec, mais déjà prometteur. C’est une question de temps. Noëlla tient à ce qu’il ne soit pas trop trouble. Elle n’aime pas quand il y a « à boire et à manger ». De là son travail d’orfèvre. Son secret ? Un outil spécial fait par un tailleur de pierre.

L'outil magique

L’outil magique

Une démonstration de sa manipulation nous fait comprendre rapidement que l’exercice est périlleux. En retirant les levures, on peut facilement vider les bouteilles sur le sol…

Avant de partir, un petit dessert pour la route. Nous dégustons le vin encore en fermentation. C’est doux et sucré.

La pluie a cessé.  Il est temps de partir avec un merveilleux bouquet dans la bouche. Et puis les champignons n’attendent pas. Quoi de mieux pour accompagner Les Pichiaux !

Les bouteilles de Noëlla Morantin se font rares. L’année 2012 est une année à faible rendement. Et puis nos amis japonais, fortement allergiques aux soufres, ont droit à une quote part importante à l’export (Un tiers seulement de la production est proposé à la vente en France). 

Il ne faudra pas la rater aux salons des vins du coin et à la Dive Bouteille. Les plus téméraires iront au bout du monde, à Crozon. La cave de la presqu’île est une des adresses phares où trouver ses nectars. Un ami breton présent lors de cette dégustation en a fait son repère. 

Prix à la propriété:

  • Les Pichiaux : 8 euros
  • Chez Charles : 9,50 euros
  • Côt à Côt : 12 euros

– Domaine Noëlla Morantin, à Pouillé, Loir-et-Cher, tél. : 06 63 26 83 17.

– Cave de la presqu’ile, 1 rue Graveran 29160 Crozon

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