Ménilmontant voit la vie en Rose…val

Mis en avant

Voilà le genre d’adresse que l’on aime voir éclore à deux pas de chez soi. Si nous ne pouvons que regretter le départ de feu La Bouche, lieu iconique de la convivialité s’il en est, nous applaudissons des deux mains l’arrivée de Roseval au coin des rues d’Eupatoria et de Julien Lacroix, au coeur du village de Ménilmontant. Les amateurs de bonne chère et de boissons festives que nous sommes appréhendaient ce changement de propriétaire. Nous voici amplement rassurés.

Ouverte depuis le début du mois de juillet, la nouvelle maison affiche déjà complet. Il faut absolument réserver sous peine de repartir bredouille. Et attention, Roseval fait relâche les samedis et dimanches. Pas facile de trouver une place dans cette petite salle. Mais il faut s’armer de patience, l’adresse vaut le détour.

Tout commence par le délicieux sourire d’Erika, l’ex-sommelière du Chateaubriand, qui officie désormais ici. Au programme : menu unique et carte des vins courte mais efficace. « Qu’il est difficile de se restreindre sur la carte, de ne retenir que quelques noms parmi une cave bien plus fournie », tente de justifier cette mordue des vins naturels. La sélection n’a que plus de valeurs puisqu’elle n’a retenu pour ce jour que la crème de la crème. A noter la présence de nombreuses bouteilles venues d’Italie, de quoi multiplier les expériences.

Aux manettes, on retrouve les talentueux Chefs : Simone et Mickael. En salle, Clément et Erika, officient pour notre plus grand bonheur.

Notre choix est fait : ce sera l’accord Mets-vins. A chaque plat son nectar. Quoi de mieux pour découvrir les trésors cachés de cette maison. Erika propose une délicieuse sélection de vins qui sublime chacun des arômes des plats.

La raviole de Ricotta, couverte d’une chapelure de citron, dans un bouille de sardine est magnifiée avec un bien trop rare Terre d’Ombre de l’Anglore d’Eric Pfifferling. De quoi se réconcilier définitivement avec le rosé, un vin qui mérite d’être redécouvert grâce au travail de vignerons de cette trempe.

Le langhe nebbiolo Cantina del Pino (rouge), servit par la suite nous fait regretter de ne pas avoir choisi l’Italie pour destination de vacances cette année. Il accompagne à merveille une viande fondante.

La gourmandise nous incite fortement à faire une halte fromagère, bien enlevée par un Sauvignon de Touraine, Les Pichiaux de Noella Morantin.

Le lieu est à l’image de ses vins : vivant. Des accents italiens, anglais et américains donnent à l’endroit une sonorité cosmopolite à laquelle s’ajoute l’euphorie d’un doux enivrement. Le repas se termine en beauté par un pétillant naturel, au nom inconnu. Un prétexte pour y retourner !

D’ailleurs, aucune raison d’attendre puisque la terrasse devrait éclore sous peu et le mois d’août offrira alors un cadre propice à une dégustation de vins.

Restaurant Roseval, 1 rue d’Eupatoria, 75020, Paris
www.roseval.fr
09 53 56 24 14

menus à 35€ ou 42€ (avec fromage)
accord met-vins : 50 € / 57 €

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