Coinstot Vino : l’étape coup de coeur

3 vins pour l'été

L’abri qu’offre le passage des Panoramas a un charme décuplé tant l’averse fait rage à l’extérieur.  Nous nous retrouvons pour cette première dégustation dans ce lieu si familier qu’est Coinstot Vino. Difficile de passer à côté de cette adresse incontournable du 2e arrondissement. Un temple dédié à la dive bouteille… et aux vins naturels bien entendu.

Habitués à nous y évader le temps d’un déjeuner, loin du rythme effréné des grands boulevards, la sincérité et la simplicité des mets et des vins sélectionnés a eu raison de nous.

Guillaume Dupré nous accueille au comptoir. Il évoque son parcours et ses rencontres autour d’un petit blanc. Tout commence dans le Bordelais, avec l’apprentissage de la vinification et un mémoire sur la culture raisonnée. La révélation ? Il la doit aux bistrotiers et aux vignerons, après son arrivée à Paris en 2001. Il rencontre alors les Lapierre, Foyard, Courtois,… Tous forgent sa conviction et son amour pour le vin naturel. « Ce que j’ai étudié était aux antipodes », avoue-t-il.

Olivier Roche, également aux manettes de ce repaire d’amateurs discrets, se joint à la discussion.  Il rend hommage à Alain Segelle, celui qui leur a livré les premières clés, et à Jules Chauvet, vigneron, auteur de « L’esthétique du vin » (Jean-Paul Rocher éditeur) et père spirituel du vin naturel.

Le « vin naturel » est un domaine de rebelles, d’engagés et de passionnés. D’extrémistes aussi… Tel est le message que l’un et l’autre veulent faire passer. Quitte à se fâcher en évoquant ceux qui surfent sur la vague tout en étant à côté de leur pompe. « C’est très parisien comme univers », reconnaît Guillaume. Les détracteurs diront sans aucun doute « bobo parisien ». Il n’empêche, « il se passe quelque chose qui n’est pas anodin (…) en rapport à l’écologie ».

Pour Guillaume et Olivier, pas question de faire partie de cette école qui exclut. « Pour ceux-là, tu fais partie du milieu ou non ». Chez nos deux compères, le vin se veut généreux, convivial, altruiste. Une passion à partager immodérément.

Une fois que l’on y a goûté, « difficile d’envisager de revenir en arrière ». Et impossible de goûter à ces « vins de pharmaciens » où les intrants et autres sulfites finissent par prendre le dessus sur le pur produit de la vigne. Bien sûr un grand Bordeaux, de temps en temps, pourquoi pas. « Moi ça me gêne de boire des vins à ce prix là », avoue Olivier.
Petite interruption le temps de vérifier que la vitrine-cave est bien installée. 8°, ce sera donc le réglage de départ. Nous suivrons de près son remplissage.

Question remplissage, nos verres défilent. Cette fois-ci, c’est un rosé 2011, du clos du Tue-Boeuf (Thierry Puzelat), accompagné d’un comté fruité, découpé généreusement. L’occasion pour Guillaume de dévoiler ses coups de cœur du mois:

Tirage de printemps (10 à 12€ à emporter), un Bourgogne « A ligoter » avec une juste tension minérale, « ligoté » par Alice et Olivier de Moor

Mademoiselle M – 2010 (23 à 26€ à emporter), un Pouilly Fumé d’Alexandre Bain

La soif du mal 2001 (16 à 19€ à emporter), de Jean-François Nick

« Ces vins sont vivants », conclut Olivier. Un premier indice pour tenter d’expliquer cette passion.

Coinstot Vino
26 bis passage des Panoramas, 75002 Paris
01 44 82 08 54
http://coinstot-vino.com

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2 réflexions au sujet de « Coinstot Vino : l’étape coup de coeur »

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  2. Ping : Dégustation avec Fabien Boisard | InVinoBio

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